En prélude aux prochaines compétitions nationales et internationales, la Fédération Guinéenne de Judo (FGJ) organise dans ses locaux de Commandayah (Conakry), un stage technique de formation des formateurs de niveau 1.
Ce stage, qui se déroule du 20 au 28 octobre, s’inscrit dans le cadre des programmes de la Solidarité Olympiques, obtenus grâce au concours du Comité National Olympique et Sportif Guinéen (CNOSG). Pour mener à bien cette session, la Fédération Internationale de Judo (FIJ) a délégué un expert de haut niveau afin de renforcer les capacités des techniciens locaux. Le coup d’envoi officiel a été donné par le président de la FGJ, Maître Abdoulaye Balipily Diallo.

Un fort engouement dès les premières heures
Près d’une trentaine d’encadreurs et d’athlètes, venus de différents clubs du pays, ont pris part au lancement des travaux. Durant plus de deux heures sur le tatami, les participants ont enchaîné les exercices sous la direction de l’expert international, qui a mis l’accent sur les aspects technico-tactiques du combat.
Le formateur s’est félicité de la motivation et de la soif d’apprendre de ses stagiaires :
« Dès le premier jour, j’ai senti un groupe très engagé et motivé. Pour un formateur, c’est l’idéal. Nous allons faire le maximum pour leur transmettre l’expérience que j’ai acquise auprès des judokas africains, et répondre à toutes leurs attentes. Comme le public est composé à la fois d’entraîneurs et d’athlètes, j’ai dû adapter mon approche : mettre les combattants en situation et permettre aux coaches d’analyser ce qu’ils peuvent mettre en œuvre au quotidien. J’ai conçu des entraînements spécifiques pour eux. »

Interrogé sur la santé de la discipline en Guinée, l’expert s’est montré optimiste :
« Le niveau est bon. Je constate que depuis quelques années, le judo guinéen se développe de manière significative sous l’impulsion du président Diallo. On voit clairement les progrès réalisés par la fédération ces quatre dernières années. »
Il a toutefois rappelé que la progression des athlètes exigeait un suivi quotidien, un accompagnement rigoureux et un réajustement constant des programmes en fonction des résultats.
Structurer l’enseignement du judo à l’échelle nationale
Du côté des officiels guinéens, le Secrétaire Général de la Fédération, Maître Hamdjata Sow, s’est réjoui de l’obtention de cette opportunité :

« Nous remercions le président de la fédération qui n’a ménagé aucun effort pour concrétiser ce projet, ainsi que le comité olympique pour l’attribution de cette bourse de la Solidarité Olympique. C’est une joie immense d’accueillir cet expert mandaté par la FIJ. Ce haut gradé, titulaire d’un 6e dan, est ici pour insuffler un nouvel élan et une méthodologie claire à nos entraîneurs venus de toutes les régions du pays. Le stage a bien démarré, l’engagement est total et nous sommes convaincus que cette formation va grandement contribuer à rehausser l’image du judo guinéen. »
Un enthousiasme partagé par Mamadou Aliou Keïta, directeur du stage, qui insiste sur l’impact à long terme de cette transmission :

« Ce stage représente énormément pour nous. En tant qu’anciens, notre rôle est d’accompagner la jeunesse. Voir notre implication les motive encore plus. Cette formation va élever le niveau des coaches qui, de retour dans leurs clubs respectifs, restitueront les enseignements reçus. Cela va considérablement améliorer la pédagogie et l’encadrement des judokas sur tout le territoire. »
En investissant ainsi sur la formation de ses encadreurs, la Fédération Guinéenne de Judo pose les fondations d’un avenir prometteur. Reste désormais à transformer cette méthodologie acquise sur le tatami en victoires concrètes, avec l’ambition assumée de voir rayonner le drapeau guinéen sur les podiums internationaux majeurs.









